Revue de presse #55

Bonjour à tous!

Voici une nouvelle revue de presse pour ne pas perdre le fil de l’actualité !

A très vite pour une nouvelle revue de presse !

#recetteconfinement Le Gâteau breton

Aujourd’hui, une recette de famille de Manon #bzhpower, ULTRA SIMPLE (4 ingrédients) et TRÈS réconfortante (aka avec bcp de beurre): le gâteau breton.


Recette idéale à réaliser avec des enfants et parfaite à déguster pour le goûter avec un thé ou un verre de lait.

Découvrir la recette pas à pas dans nos stories à la une !

Ce que cette épidémie révèle de nos systèmes alimentaires

Environ 75% des maladies infectieuses sont des zoonoses, c’est-à-dire qu’elles se peuvent se transmettre entre humains et animaux. Ces zoonoses sont responsable de certaines des épidémies les plus graves survenues ces dernières décennies (SRAS, Ebola, influenza aviaire). On recense 2,5 milliards de cas de ces maladies chez les humains tous les ans dans le monde.

Des millions de personnes dépendent des animaux non seulement pour se nourrir, mais également pour assurer leurs moyens de subsistance et satisfaire leurs besoins essentiels (vêtements, déplacements, sources d’énergie), pourtant:

1- Les maladies animales peuvent avoir d’importantes conséquences sur la santé humaine.

2- Notre consommation de produits animaux joue un rôle indirect dans l’émergence de ces maladies. 

Cette crise doit nous permettre de nous interroger sur l’évolution de nos systèmes alimentaires. La production animale nécessite de grandes surfaces agricoles, elle contribue à la déforestation et réduit ainsi la surface disponible aux espèces sauvages. Les élevages intensifs favorisent la transmission des virus. Dans le cas des poulets de chair par exemple, la promiscuité des animaux dans les bâtiments est très élevée, de l’ordre de 20 poulets/m2.

La végétalisation de notre alimentation est un levier indéniable pour prévenir ce type d’épidémie, en plus des nombreux autres bénéfices identifiés par les scientifiques ces dernières années (diminution des gaz à effet de serre et de la déforestation, baisse de la consommation d’eau, réduction des maladies non transmissibles : cancer, diabète, etc.

Sources:

Comment la FAO lutte contre les maladies animales – Cinq moyens mis en œuvre

« Il faut prendre en considération le rôle de la consommation de viande et l’élevage intensif dans ces nouvelles épidémies » – Le Monde

3 newsletters FOOD à suivre !

Je sais pas vous, mais nous on aime recevoir du contenu de qualité dans nos boîtes mails. Comme vous, on n’aime pas non plus être submergés d’infos à ne plus savoir qu’en faire. C’est pourquoi on sélectionne, on tri et on ne garde que la crème de la crème.

Aujourd’hui on vous partage notre sélection ultime, nos 3 newsletters fav’ du moment:

MORDANT

On commence par notre top 1 qui est aussi notre dernière découverte #luckyus. Mordant, c’est la newsletter « bouffe et société » à l’esthétisme léché d’Elisabeth Debourse, journaliste société pour Elle, Vice, etc. et animatrice du podcast Salade Tout, dont on vous a déjà parlé ici.Si vous êtes du genre « je zappe au bout de 2 min de lecture », passez votre chemin, Mordant est une newsletter dense, mais extrêmement bien écrit et bourrée de références culturelles, parfait en cette période ! 

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ALIMENTATION GENERALE

C’est la newsletter à laquelle s’abonner pour recevoir les actualités du blog correspondant « la plateforme des cultures du goût ». On y décortique toutes les dernières infos sur l’alimentation au sens large et surtout sur l’alimentation durable. Au programme: travaux d’experts, reportages aux quatre coins du monde et initiatives inspirantes.A la manette: Pierre Hivernat, également chroniqueur de la cerise sur le gâteau pour l’émission Les bonnes choses sur France Culture

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BOUCHE MAGAZINE

A l’origine, Bouche est un magazine qui publie des reportages culinaires sur des chefs, des producteurs et leurs produits sous la forme de stories Instagram  Depuis le début du confinement Bouche se transforme en newsletter pour raconter l’actualité de la nourriture, depuis l’intérieur, directement dans votre boîte mail. Derrière ce compte haut en couleur, se cache Léo Bourdin, journaliste du Boire et manger pour le magazine Le Monde, VICE, Les Inrocks, etc.

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On espère que cette sélection vous a plu, et bien sûr on a oublié de mentionner la newsletter de la Chaire ANCA, pour mettre du savoir dans vos assiettes.

Pour s’abonner, RDV par là !

Revue de presse #54

La revue de presse fait son retour! Submergées par les info COVID, nous avions décidé de faire une pause pour ne pas réagir à chaud et prendre le temps d’analyser les choses!

Nous revenons cette semaine avec des infos repérées sur le thème de l’alimentation avec comme toile de fond la pandémie :

#recetteconfinement : Pâtes aux sardines

Cette semaine on vous propose de sublimer 2 ingrédients que vous avez très certainement dans vos placards : des pâtes 🍝 et une boîte de sardine à l’huile 🐟! Simple basique et super bon!
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Une recette d’origine sicilienne un peu adaptée (soyez indulgents les puristes), qui permet de manger du poisson gras (sardine), qui est bon pour la santé car riche en protéine et en oméga 3. Essayer de consommer au moins un poisson gras par semaine (recommandations du PNNS- Santé Publique France).
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Les boites de conserves de thon, maquereau, sardine permettent de continuer à manger du poisson quand il peut être difficile en ces temps de confinement d’en trouver du frais! Ça se conserve longtemps, c’est rapide à préparer et aussi économique! 👌🏻

La pandémie et son impact sur nos systèmes alimentaires

L’alimentation est une préoccupation très importante en cette période de confinement. Et l’ensemble de la chaine agroalimentaire de la production à la transformation est affectée par cette crise.
Regardons cela de plus près!

LA PENURIE
Tout d’abord il y a la peur de la pénurie.
Selon la Chambre d’agriculture de France, la chaine agroalimentaire française est plutôt armé face à cet épisode exceptionnel.

La FAO indique que « le niveau des stocks mondiaux de céréales est encore bon et les prévisions sur les récoltes du blé et les principales cultures sont positives pour 2020.». Même s’il pourrait y avoir un replis des états et la mise en place mesures protectionnistes. D’ailleurs, ce 1er avril, l’ONU, l’OMC et la FAO ont alerté sur une crise alimentaire mondiale qui pourrait se profiler : « Les incertitudes liées à la disponibilité de nourriture peuvent déclencher une vague de restrictions à l’exportation ».

Une pénurie aussi de travailleurs dans les champs dû à la fermeture des frontières (et venant bien souvent des pays de l’Est), ce qui pourrait perturber la production et le traitement des denrées alimentaires, notamment pour les cultures qui nécessitent une main-d’œuvre importante.
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UNE PERTURBATION DES MODES D’APPROVISIONNEMENT ET DE VENTE
Saturation des drives des supermarchés avec beaucoup de produits indisponibles ces derniers jours, la chaine d’approvisionnement a subit des perturbations en raison des fortes demandes.
Après le rush des premiers jours pré et post confinement la fréquentation des supermarché a explosé , la tendance aujourd’hui serait à la baisse d’après LSA. Des glissements d’achats des hypers et grands magasins hors des villes vers des magasins de plus petites tailles intra-muros sont observés.

DES PRODUCTEURS EN DIFFICULTES POUR ÉCOULER LES MARCHANDISES
C’est le cas par exemple de producteurs de fromages comme le Saint Nectaire en Auvergne. La fermeture des marchés ne leur permet plus d’écouler leur marchandise et la vente directe qui n’est plus facilité avec les règles du confinement. Il est donc compliqué de réussir à faire le lien avec le consommateur. En effet, pour les producteurs ne travaillant pas avec la grande distribution ceci met à mal leur activité et peut conduire à du gaspillage alimentaire. Les caves de fromages et les laiteries arrivent à saturation. Et les vaches continuent forcement à produire du lait.
De nombreuses personnes du secteur agricole se retrouvent en difficulté mais essaient de trouver des solutions comme témoigne une productrice de fromage de chèvre : « Avec le soutien d’amis, nous avons mis en place un groupement d’achat, une forme d’AMAP, pour que les gens puissent commander mes produits. Je les dépose en voiture devant leur domicile. ».

EST CE QUE CETTE CRISE VA CHANGER LA FAÇON DE NOUS APPROVISIONNER ET PRODUIRE?

L’autonomie alimentaire des territoires posent question quand on sait qu’une ville comme Paris n’a une autonomie que de 3 jours.
La réduction de la complexité et de la longueur de nos chaines alimentaires ainsi que la relocalisation de la production seront peut être des leviers à actionner.

À suivre dans un prochain post ….

Sources et pour aller plus loin :

https://www.lsa-conso.fr/coronavirus-apres-le-rush-les-difficultes-s-accumulent-pour-les-hypermarches,344815

https://www.lamontagne.fr/saint-nectaire-63710/actualites/n-oubliez-pas-de-manger-du-saint-nectaire-toute-la-filiere-aop-est-en-surplus-de-production_13770522/#refresh

https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2020/03/31/confinement-l-alimentation-prend-une-place-bien-plus-importante-que-dans-la-vie-normale_6035076_4497916.html

https://chambres-agriculture.fr/publications/toutes-les-publications/la-publication-en-detail/actualites/covid-19-ou-la-mise-a-lepreuve-de-notre-autonomie-alimentaire-analyses-et-perspectives-de-mars-20/

3 MOOC à découvrir

Pourquoi ne pas profiter du confinement pour apprendre de nouvelles choses?

On vous a sélectionné des MOOC à suivre :

MOOC Climate Change: From Learning to Action

Ce MOOC proposé par les Nations Unis permet de revoir ses bases sur le phénomène du changement climatique et identifier les leviers d’actions.

MOOC UVED (Université virtuelle environnement et développement durable)

L’UVED propose de nombreux MOOC qui sont ouverts jusqu’à la fin avril.

MOOC Agriculture urbaine

Proposé par Agreenium, il a pour objectif de former « aux principes essentiels de l’agriculture urbaine et à la conduite de projets en agriculture urbaine (AU). Il s’adresse aux porteurs potentiels de projets de tout horizon, aux acteurs étant amenés à accompagner ces porteurs de projets et aux étudiants désireux de connaître ce secteur d’activité. » Début des cours le 13 avril.