✨ PEPITES ✨

Bientôt en week-end?  Ne partez pas avant d’avoir découvert notre dernière pépite  ! 🖐

Il s’agit d’une photographe de talent : Stéphanie Pfeiffer, et de sa série spéciale « Gueules de Paysans ». Stéphanie, qui s’est fait connaître avec son blog « Gueules de Parisiens », s’est donné pour mission de tirer le portrait de paysans.

Et le résultat vaut le détour !

📸  C’EST BEAU Les clichés sont magnifiques, et respirent la bonne humeur. On imagine très bien ces moments de complicité partagé. 

📸  C’EST UTILE Chaque portrait raconte une histoire, les histoires des personnes qui produisent notre alimentation avec passion, des histoires trop souvent oubliées ! Et comme elle le dit si bien : «  Dans un monde qui désinforme et qui déshumanise, il est urgent de redonner un visage au monde Paysan. ».

Rencontre avec Stéphanie, qui a accepté de répondre à quelques questions:

Tout d’abord, peux-tu te présenter rapidement ? 

Je m’appelle Stephanie, j’ai 28 ans, j’ai étudié l’entreprenariat en école de commerce où j’ai aussi découvert la photographie et l’écriture, j’ai ensuite monté ma boîte de coaching et d’orientation professionnelle, et en parallèle de ça j’ai lancé le blog « Gueules de parisiens » pour raconter la Ville de Paris à travers ceux qui en foulent les pavés tous les jours. En deux mots, je suis passionnée d’histoires, de rencontres et d’art.

Qu’est-ce qui t’a poussé à faire cette série de portraits de paysans ?

C’est un milieu que je connaissais peu et qui incarne les valeurs françaises, qui font parties de notre identité te de notre fierté. En France on se revendique beaucoup de notre terroir et de notre savoir vivre, et pour autant c’est une popupation qui peut avoir la vie dure il suffit de regarder la une des magazines pour comprendre ce n’est pas facile d’être paysans aujourd’hui, ils ont une image négative et ils sont attaqués de tous les côtés. Donc j’avais envie de comprendre, de leur perspective, ce qu’ils en pensaient et d’aller écouter et transmettre leurs histoires.

Que retiens-tu de ces rencontres ? 

J’ai eu un accueil hyper chaleureux, tout de le monde a été d’une générosité incroyable. Je dis souvent qu’ils m’ont ouvert autant leurs fermes que leurs coeurs. Ce sont des gens passionnés qui se battent pour la noblesse de ce qu’ils font. Et j’ai beaucoup apprécié la diversité des profils, pas tant dans la diversité des activités, mais dans leurs conception de pourquoi ils font ce qu’ils font. Ils ont chacun leurs interprétations, leurs combats ou leurs causes, mais ils l’expriment tous autant de passion.

Pour découvrir tous les portraits : RDV par là !

Merci Stéphanie et à bientôt pour une prochaine pépite !

Pepitement votre, Manon.

Design en barre #3

Manger. Manger est une nécessité mais aussi un plaisir. On mange d’ailleurs parfois plus par gourmandise que parce qu’on a vraiment faim, et pour beaucoup d’entre nous savoir dire stop et écouter son corps est chose difficile.
Manger est aussi culturel. On ne prend pas nos repas de la même façon dans tous les pays du monde, les bonnes manières à table diffèrent selon les cultures ainsi que les couverts utilisés pour manger. Dans ce troisième Design en barre, on décortique deux projets qui réinventent l’acte de manger.

Volumes – Marije Vogelzang

Il n’est pas rare de manger plus que nécessaire, de se servir des portions trop importantes par rapport à notre appétit. De plus, il peut être difficile d’écouter sa faim plutôt que son plaisir. Pour déjouer cette habitude d’excès alimentaire, la designer Marije Vogelzang propose une série d’objets non comestibles à placer dans son assiette, visant à influencer le comportement au moment du repas. Le cerveau se sert de notre vision pour analyser la quantité de nourriture ingérée. Placer un de ces objets aux côtés de la nourriture permet donc de créer une assiette visuellement pleine. Cette impression trompe alors votre cerveau qui croit manger la même quantité que d’habitude alors qu’en réalité vous mangez moins.

Outre cette fonction, introduire un objet comme celui-ci dans sa nourriture induit de composer son assiette avec. Où va-t-on le placer, comment allons nous tourner autour avec notre fourchette pour attraper les aliments : cet intrus focalise l’attention sur l’acte même de manger et nous ramène au moment présent du repas pour une meilleure conscience de ce que l’on ingère et de la sensation de satiété.

La force de ce projet est de rendre tangible le concept d’excès : la forme symbolise la part « en trop ». La simplicité de son usage et son aspect ludique en font également un objet accessible dont on peut se servir facilement au gré de ses besoins.

Deux choses nous interpellent tout de même. La première est d’ordre purement esthétique. Ces formes très organiques et vaguement anatomiques pour certaines ne sont pas très « appétissantes » et pourraient ne pas donner envie de les incorporer à sa nourriture. Evidemment, tout est une question de goût, notre avis est subjectif.
On s’interroge également sur le réel impact que peuvent avoir ces objets. Jouer sur la perception des volumes dans l’assiette pour influencer les comportements alimentaires est pertinent, c’est un sujet étudié par de nombreux experts dans le domaine des neurosciences, de la pychologie ou du marketing, tel que : Jeff Brunstrom (Professor of Experimental Psychology, University of Bristol), Eric Robinson (Dr Psychological Sciences, University of Liverpool ou Pierre Chandon, directeur du Centre multidisciplinaire des sciences comportementales Sorbonne Universités-INSEAD. Mais ça ne fait pas de cette proposition une solution miracle. Il est donc important de voir ce projet pour ce qu’il est : un projet intéressant sur un sujet qui questionne, mais dont l’apport reste plus artistique que scientifique. Son intérêt est avant tout de traiter le sujet de la perception des volumes dans l’assiette à travers un regard créatif.


Goûte – Michel/Fabian

Qui n’a jamais léché son doigt après avoir raclé le saladier de mousse au chocolat ? Lécher ses doigts couverts de chocolat, de confiture ou de sauce en tout genre est un acte qui renvoie à l’enfance, un instant de malice et de plaisir qui, on sera tous d’accord, rend tout aliment bien meilleur que si il avait été mangé avec une cuillère.

C’est cette émotion procurée par le plaisir un peu coupable de porter à sa bouche de la nourriture avec les doigts qu’ont voulu recréer le designer Andreas Fabian et le chef Charles Michel à travers cet objet. Dans sa fonction, il pourrait s’apparenter à une cuillère puisqu’il sert à manger des aliments plus ou moins liquides ou crémeux. Néanmoins, dans l’expérience sensorielle, c’est bien ce plaisir enfantin que l’objet évoque. Allez-y, personne ne vous tapera sur les doigts si vous vous servez de cet ustensile pour finir le pot de pâte à tartiner. 

Derrière la fonction et l’esthétique de cet objet, on y voit un questionnement sur le rôle culturel des couverts et de la vaisselle en général. En effet, dans bon nombre de cultures, manger avec les mains est impoli, c’est culturellement non accepté. Pourtant c’est ce que l’on fait instinctivement, il n’y a que regarder les bébés qui portent machinalement la nourriture à leur bouche. Les couverts instaurent une distance entre notre corps et ce que nous mangeons, ils empêchent le sens du toucher d’entrer en compte lors des repas. Ils sont devenus des extensions de nos mains que l’on apprend à manier et à différencier dès le plus jeune âge. Pourtant quand on y pense, certains aliments comme la glace ou le burger nous donnent du plaisir à les manger notamment pour la proximité physique, pour l’absence d’intermédiaire entre la nourriture et notre corps ! Finalement, « Goûte » est autant un ustensile qu’une fourchette ou une cuillère, mais il propose une nouvelle façon de manger qui rend acceptable l’évocation du plaisir de manger avec les mains.

Pour en savoir plus : http://michelfabian.com/goute

Revue de presse #44

Hello!! Tous nos vœux pour cette nouvelle année 2020!! On espère que vous avez bien profité des fêtes ;)!

Pour 2020 nous souhaitons plus que jamais continuer à sensibiliser les citoyens aux enjeux d’une alimentation saine et durable, et expérimenter de nouveaux outils de communication pour amener à la réflexion et à l’action sans culpabilisation. L’actualité nous montre que ce sujet reste crucial et important! Nous espérons que cette année marquera la naissance de notre nouveau programme de sensibilisation alliant innovation pédagogique et crédibilité scientifique! Restez donc connectés pour voir la suite et continuons à dialoguer sur ces sujets passionnants!

Et en ce lundi, c’est le retour de la revue de presse !!!

Cette semaine on a vu, lu pour vous :

Revue de presse #43

Dernier round avant les vacances de Noël, allez on sort la tête de l’eau le temps de lire la revue de presse !

© Raquel Aparicio  » Ofelia contemporánea »

Hors d'œuvre #1

Hors d’œuvre c’est une nouvelle rubrique qui analyse comment l’art représente les pratiques alimentaires à travers le temps et les cultures. Chaque mois mois on décortique une oeuvre dont le sujet fait écho à un enjeu de l’alimentation durable ou à nos pratiques alimentaires contemporaines.

Pour ce premier article on analyse le célèbre tableau de Johannes Vermeer : La laitière, peint en 1658 et exposé au Rijksmuseum à Amsterdam. Ce que nous raconte cette oeuvre c’est que cuisiner les restes, ça date pas d’hier !

Un peu d’histoire..
Ce tableau est ce qu’on appelle une scène de genre, un style qui apparaît à la fin du Moyen-Âge et qui attire les bourgeois Hollandais qui s’intéressent peu à peu à d’autres sujets que la peinture religieuse. Vermeer représente avec minutie et réalité le travail quotidien, un sujet universel, et c’est ce qui fait de ce tableau une oeuvre acclamée et reconnue.

🚨Anecdote
Contrairement à la croyance commune dû en partie à une célèbre marque de yaourts, la femme de ce tableau est une domestique. D’ailleurs, lorsqu’il fut peint, ce tableau avait pour titre « une servante versant du lait ».

👁Décryptage
Cette scène de genre se passe dans une cuisine, dont le décor dépouillé contraste avec la profusion d’éléments sur la table qui constituent en eux-mêmes une nature morte. Toute l’attention du spectateur est posée sur la figure principale, la domestique qui est en train de préparer à manger.
🥖 🥛 Pensive, la domestique prépare un plat à base de lait et de morceaux de pain qui sont peut-être les restes d’un précédent repas. AAAH le pain. Aujourd’hui il nous paraît être un aliment banal, c’est presque avec automatisme qu’on va chercher sa baguette à la boulangerie plusieurs fois par semaine. Mais à cette époque, le pain et le lait sont des aliments essentiels, on ne les gaspille pas, qu’importe le niveau de richesse ! Alors la tendance #antigaspi qui devient de plus en plus populaire ne date en fait pas d’hier ! D’ailleurs on parle souvent « d’astuces de grands-mères » pour utiliser les restes de nourriture, car il n’y a encore pas si longtemps on avait globalement un rapport plus réfléchi aux aliments et il était hors de question de gaspiller. Aujourd’hui, parce qu’accéder à toute sorte de nourriture est devenue facile et que le rythme de vie plus dense empêche parfois de cuisiner, il n’est pas rare de jeter un reste de pain rassis ou une pomme flétrie et tapée dont on ne sait pas quoi faire…

🧠 Alors prenons exemple sur cette femme du 17ème siècle qui, plongée dans ses pensées, a devancé le #zérodéchet en faisant preuve de créativité pour accommoder du pain et du lait !
Il y a plein de manières d’utiliser du pain rassis : pudding, pain perdu, pastizzu (un gâteau Corse), on peut aussi en faire de la chapelure… C’est parti, à vos tabliers !

PORTRAIT DE… comédienne et voix-off !

[PORTRAIT] Place au portrait d’une comédienne et voix-off, Ingrid Parois !

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots? 
Nantaise d’origine, je me suis formée à l’école International de Théâtre Blanche Salant, dans le 11ème arrondissement de Paris. J’ai débuté simultanément au théâtre à Paris, dans une pièce intitulée Le Palier, puis dans une web série intitulée « Maman Solo ». Après des études de communication et journalisme, je ne me destinais pas tout à fait à ce métier, mais depuis petite, je rêvais d’exercer un métier par jour de la semaine ! Un peu présomptueux après réflexion… J’avais peur de m’ennuyer je crois ! Finalement, voix off ou comédienne permettent de s’amuser avec des propositions de jeu variés et de travailler avec le coeur, la tête et le corps.

Pouvez-vous nous parler de votre dernière collaboration avec la Chaire ANCA ?
J’ai été contacté pour la série sur les glucides et j’ai tout de suite été séduite par le projet visant au travers de contenus pédagogiques et animés, à informer sur les enjeux du « mieux consommer ». Nous avons tous un même besoin primaire : se nourrir ! Ce travail sur les glucides est très intéressant ! J’ai révisé mes cours d’SVT (terme compris par la génération Y), un rappel des mécanismes du corps humain ne fait jamais de mal… Le résultat final est convainquant je trouve, notamment avec les nombreuses touches d’humour qu’on y retrouve, qui écartent le côté parfois « indigeste »  des explications. Je crois que tout ce qui va dans le sens du mieux être en général, mérite d’être soutenu et à la portée au plus grand nombre. 

Selon vous, en quoi la voix-off contribue-t-elle à faire passer le message pédagogique de vidéos comme celles-ci ?
Pour chaque projet, plusieurs choix créatifs sont possibles. Après discussion, la commande était plutôt de rester dans quelques chose d’assez pédagogique. Les vidéos sont riches en contenu parfois technique, lorsqu’on s’attarde sur le fonctionnement du corps humain par exemple. Le ton plutôt sérieux mais pas grave et les images humoristiques et dynamiques forment un bon équilibre, qui rend le tout agréable à écouter et à regarder. Si chacun retient un pourcentage de ce qui est dit, c’est déjà en bonne voie ! La voix accompagne le sens. Elle est le support du texte. Elle est aussi très personnelle. Une voix peut plaire, agacer, amuser. Il y a ensuite le ton à donner, en fonction du message, de la cible, et de ce qu’on ressent. Le ressenti du texte joue un rôle important dans la manière dont sonnent les mots. 

Comment adaptez-vous votre voix par rapport à vos autres projets (documentaire, publicitaire, institutionnel…)
On peut par exemple classer les différents tons en sérieux, dynamique, sensuel, humoristique, souriant, etc. Ou encore les genres, institutionnel, documentaire, publicitaire, motion design. Vous n’avez pas les mêmes libertés pour une entreprise qui communique en B to B que sur une commande grand public. Mais il y a aussi la liberté qu’on vous octroie. Parfois, c’est un peu comme pour un rôle, le réalisateur vous a choisi parce qu’il été séduit par quelque chose chez vous et souhaite vous voir explorer son texte et vous autorise même quelques impros. Mais certains apprécieront moins les libertés prises avec les mots. En voix off, vous devez aussi vous adapter et sentir ce qui plairait et surtout qui correspond, à votre client ou à sa cible. Cela nécessite une bonne compréhension du sens et un lâcher prise permettant des propositions variées et adaptées au support. 

Pour découvrir son travail : ingridparois-voixoff.com

Notre sélection de Noël pour manger vers le futur!

Vous aussi vous êtes en « panique mode » comme Kevin pour vos cadeaux de Noel?! 🎁 Pas d’inquiétude pour vous inspirer voici une petite sélection de cadeaux pour sensibiliser votre entourage à une alimentation saine et durable !

« Play food from the futur »

Des jouets pour familiariser les enfants aux aliments durables de demain, qu’ils retrouveront peut être dans leurs assiettes (boulettes aux algues, aliments à base de déchets alimentaires, un haricot magique …). De nouveaux accessoires pour la dinette! Ces jouets sont imprimables en 3D: les fichiers sont en accès libre et gratuits il faut juste trouver l’imprimante … Les concepteurs recommandent aussi de les imprimer à l’acide polylactique (PLA), un type de plastique dérivé de ressources renouvelables (généralement du maïs ou de la canne à sucre). Ce projet a été présenté à l’occasion du « WIN WIN Gothenburg Award », prix de design dont le thème 2019 était l’alimentation durable.

« Plenty more » Un des livres de cuisine du chef Ottolenghi, dont on vous parlait dans une de nos pépites! Pour se lancer dans une cuisine plus végétale et gourmande rien de mieux!

« Calendrier des saisons » Un très beau calendrier des fruits et légumes de saison illustré par 5 dessinatrices de talent pour décorer sa cuisine et guetter l’arrivée chaque mois de ses fruits préférés.

« La Chassagnette », pourquoi ne pas offrir une expérience unique dans ce restaurent en pleine Camargue du Chef Armand Arnal (que nous avons eu la chance de rencontré lors de l’évènement Space Food de Aix-en-Provence). Une cuisine épurée, dans le respect des saisons et des produits issus de son potager (qu’il fait même visiter …).

Si vous avez des idées à partager (secrètement🤐) n’hésitez pas à les mettre en commentaires ou à nous les envoyer on les repartagera!

DESIGN EN BARRE #2

Design en barre, c’est une série en cinq épisodes qui présente des projets qui questionnent, qui réinventent et qui façonnent nos rapport à l’alimentation…

Au menu de ce deuxième épisode :

Le « fait maison » est plus que jamais d’actualité : les réseaux sociaux, les publicités et les innombrables émissions de cuisine nous abreuvent de cette tendance. Ce sont notamment les évolutions sociétales et les avancées technologiques qui ouvrent des horizons quant à nos futurs façons de cuisiner. Alors… cuisine simplifiée et connectée ou reconnexion physique aux aliments, on vous propose aujourd’hui un match entre ces perspectives à travers deux projets radicalement différents.

Roots – 2018 – Amalia Shem Tov

Roots est une série d’outils de cuisine : une meule, un mortier-pilon et des pierres de cuisson. L’utilisation de la pierre et les formes brutes appuient le concept donné à ces objets : un retour à une relation physique et directe aux aliments pour les transformer. Grâce à des matériaux plus récents et à un peu de technique, ces outils sont des sortes d’hybrides entre passé et présent.

👁 C’est cette perspective allant à l’encontre de « l’effortless » qu’on trouve intéressante. Même si on s’imagine mal fabriquer notre farine au quotidien, l’idée de se reconnecter à ce qu’on mange en effaçant la frontière technologique qui nous sépare des aliments bruts nous fait réfléchir. Nos plats préférés seraient-ils les mêmes sans les ustensiles de pointe dont nous nous servons tous les jours ? Ces objets manifestes nous rappellent aussi que la préparation et la cuisson des aliments marquèrent un tournant dans l’évolution humaine et qu’aujourd’hui encore cuisiner et manger sont des actes sociaux et culturels.

A Table for Living – 2015 – Ikea et IDEO

Ce projet est le résultat d’une exploration sur les facteurs sociaux et technologiques qui impacteront nos pratiques culinaires en 2025. Notre futur façon de cuisiner pourrait donc se résumer à travers cette table connectée qui simplifie grandement la vie: elle reconnaît les aliments, propose des combinaisons de saveurs, des recettes d’après ce que vous avez dans votre frigo, elle cuit les aliments et recharge même votre portable.

👁 A table for living est un projet qu’on verrait aisément dans un vieux film de science fiction qui imaginerait les années 2000. Tout comme les voitures volantes, le repas qui se fait tout seul (ou presque) ne cesse de hanter nos esprits. Pour autant, même si les technologies nécessaires pour que ce produit existe soient à portée de main, on ne saurait dire si nos cuisines ressembleront toutes à ça d’ici 5 ans. Bien qu’une telle aide puisse permettre à des personnes de sauter le pas du « fait maison », on se demande ce qu’entraînerait une telle dépendance à la technologie. On n’aurait plus besoin de réfléchir, d’imaginer… on ne pourrait plus faire d’erreurs. Mais alors que deviendrait l’excitation dû à l’attente de goûter un mélange hasardeux d’aliments ? Petit à petit, la cuisine deviendrait mécanique. Parce qu’on n’aurait plus besoin de faire travailler notre imaginaire, les aliments pourraient devenir de simples formes aux goûts divers, là où la simple évocation d’une orange nous plonge en ce moment même dans une profonde réflexion sur notre prochain essai culinaire : une tarte sucrée-salée potiron et orange ou bien un gâteau moelleux à l’orange avec un coeur coulant au chocolat… Le plaisir ne réside-t-il pas aussi dans l’avant-goût ?