Ecologie et coronavirus : quels rapports?

Décryptage de 3 opinions d’experts sur le sujet :

En intensifiant la production animale et le nombre d’animaux d’élevage, on a fortement augmenté les surfaces agricoles qui ont pour conséquence la diminution du territoire de la faune sauvage et une proximité entre animaux domestiques et faune sauvage qui est une condition d’émergence des maladies infectieuses.

Pour cela, on peut donner l’exemple du virus Nipah qui est apparue en Malaisie au début des année 1990. Le territoire des chauve-souris ont été convertis en cultures de palmiers à huile. Les chauves-souris ayant trouvé refuges dans les fermes semi-industrielles d’élevage de cochons, elles transmis l’agent à l’origine de l’épidémie en déféquant sur les cochons.

Source: le magazine Le 1 n°288 « Ce virus qui change le monde »

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L’énergie abondante et disponible depuis deux siècles a façonné un monde : mondialisé, urbain, et de grandes organisation. Un monde dans lequel une tel épidémie peut se propager très rapidement, et si on cherche à empêcher cette propagation, cela déstabilise instantanément l’organisation des villes et des flux d’échanges.

Voir la vidéo interview complète: https://bit.ly/2xp0Alu

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L’astrophysicien s’interroge sur notre différence de réaction face à la crise du coronavirus et la crise climatique. Dans le cas du cas du coronavirus, on accepte d’être confinés et donc une restriction des libertés individuelles (ex: se déplacer), pour prévenir un problème de santé publique majeur.

Dans le cas de la crise climatique, on refuse cette restriction de libertés alors que les problèmes publiques engendrés par la crise climatique sont potentiellement bien plus grave que pour le coronavirus. A titre d’exemple, il y a plus de 800 milles personnes qui meurent de la pollution atmosphérique chaque année en Europe.

Voir sa prise de parole ici : https://m.youtube.com/watch?v=mr9IEab49eY

JM. Jancovici souligne trois différences majeures en faveur de la réponse donnée à la crise du coronavirus:

  • L’échelle de temps : Dans le cas de la crise du coronavirus, les dommages sont immédiats et conséquences des sanctions prises par le gouvernement auront lieu dans le mandat politique
  • Visibilité des conséquences : le danger est clairement identifié, il porte un nom et on connait parfaitement les risques.
  • La réponse à donner ne souffre pas de débats (contrairement à la question climatique pour laquelle il y encore peu de consensus). On a une idée très claire des contre-mesures, elles sont donc faciles à mettre en place.

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